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5 avril 2020 7 05 /04 /avril /2020 13:56

 

Tenez les enfants. Je sais que vous suivez aussi les autres blogs.

 

Alors, pour compléter les images, entre les valises vulcano-machin et les scénettes  hautement véridiques de France 2, je vous envoie un petit truc que j'ai mis à peine dix minutes pour trouver sur le Net. C'est chez Delcampe...

 

 

 

 

A bientôt. Oui, il faudra que je vous parle de l'utilisation fréquente du copier-coller de geneanet et des repros des documents des archives , vu côté des ayant-droit.

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30 mars 2020 1 30 /03 /mars /2020 12:55

 

Il est vrai que , question citation, j'ai le choix. Pas mal non plus le très fameux " Alors, on y va...", sans oublier le quasi quotidien "Pour en finir avec..."

 

Mais avant de reprendre le cours de notre conversation, les enfants, je me laisse aller dans la rigolade et les remarques ironiques. Celles qui font si mal qu'elles en ont déchaîné les foudres de la censure.

 

Oui, parce que, comme je l'ai dit par ailleurs, trois de mes articles ont joué les filles de l'air, et atteints par les boulets d'Anastasie, pour diffamation (ah bon, dire la vérité, c'est diffamer ?) ,   ils se sont retrouvés dans les poubelles de la c....nerie.

 

Et puisque certains parlent à ce jour de "faire de la Résistance", je signale bien vite, et vous comprenez pourquoi( méfiant, j'en ai gardé la copie), que sur un blog fleuri, un billet pantagruélique est fait entièrement, ou presque , de copier-coller, tel qu'on a du lui enseigner à l'école de la rue du Louvre. 

 

En d'autres colonnes, je trouve des commentaires dithyrambiques signés du blogueur au nez creux. S'il est aussi intelligent qu'il tente de paraître, je me demande comment il n'a pas encore perçu le niveau proche du zéro  des publications de la pastèque. Il est vrai qu'on ne peut pas réfléchir à tout. Moi-même, m'étant fait avoir dans un passé antérieur et plutôt imparfait, j'espère pour lui un futur mieux éclairé.

 

Voilà, les enfants. Vous l'avez compris il me fallait décharger ma vésicule biliaire et soulager mes prurits.

 

Et puis, comme il faut absolument continuer notre formation en connaissance de la peinture , je vous propose de découvrir une artiste de l'époque romantique, Sarah Miriam Peale, dont voici un autoportrait.

 

Elle est tout aussi envoûtante que ma chère Aimée d'Alton dont vous n'avez pas pu oublier le sourire.

 

S.M. Peale nous a livré cette excellente nature morte

 

 

A bientôt et confinez-vous bien.

 

 

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13 mars 2020 5 13 /03 /mars /2020 19:03

Madame Jourdan, Monsieur Vilain et , sans doute  bien d'autres,

Je crois qu'il faudrait que nous arrêtions. 

 

Supprimé

de par la volonté

de

Madame Z

Ce que femme veut...

 

Skeptikos

 

 

 

Supprimé

de par la volonté

de

Madame Z

 

Ce que femme veut...

 

Skeptikos

 

 

 

Et comme il faut avancer, je propose donc que nous revenions au 2 juin 1923, la journée la plus intrigante de toute l'affaire.

 

Et comme il faut bien que les enfants, eux , se bidonnent, je leur envoie, peint par Blase , le portrait de Gautier (ou Gauthier ? mais qu'importe)

 

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9 mars 2020 1 09 /03 /mars /2020 15:58

Vous réclamez ! Vous réclamez !

Mais quoi ?

Donner mon avis sur la tempête dans un verre d'eau sale qui se déchaîne ces jours derniers à propos de la participation possible ou impossible de Léon Turrou dans l'affaire ? mais pourquoi ? oui, pourquoi vous auriez besoin de mon avis ? Vous, vous voudriez que je prenne parti et que je me place dans l'un ou l'autre camps ? Que je défende le super colonel des Vétérans G men ( ou man ?) ou que je descende en flèche un "aventurier-escroc et ancien agent du FBI" ?

 

 

Turrou dans son atelier

 

 

Vous savez, les enfants, pour moi, le Turrou, il n'a pas un bien grand intérêt.

Oui.Oui.oui. On peut lui construire dessus une nouvelle théorie. Mais ça ne restera qu'un théorie. Une de plus. Avec ses arguments, et pas grand chose côté preuve. Avec ses logiques et pas grand chose côté réalisme. Du pas bien solide, quoi. C'est dans l'ordre du bal tragique à Traou Nez, du salmigondis à Lormaye accompagné de Quémin en apéro, de la Bataille délirante , traînant sa malle sanglante de bout en bout.

Ah oui, Turrou.... et que je t'encule les mouches en pissant de la copie sur l'arrivée d'un transatlantique ou d'un autre dans les eaux profondes ou pas profondes en rade de Cherbourg, sur une virée des anciens de l'ARA, gratos ou pas gratos les billets en troisième classe ou quatrième déconnante . Et que toutes les six lignes, je t'assaisonne dans ma démonstration comme quoi je suis "le plus beau, le seul, le vrai"  , d'opprobres, d'injures et de damnations .

Ça ressemble à une guerre de religions et même que je me demande comment ils n'ont pas encore sorti les kalachnikovs et les pains de dynamite.

Non. Ça ne sert à rien d'y mettre ne serait-ce que le petit doigt.

 

Mais que quelqu'un me dise pourquoi Seznec est allé voire Gauthier le 2 Juin,

Pourquoi Maire Jeanne Seznec a écrit dans les mêmes jours une lettre sous la signature de son mari, à un ex-commissaire de police,

Quelle était la réalité de la trésorerie de Quéméneur à la fin mai 1923 et quelle était la conséquence de la faillite De Jaegher sur cette trésorerie,

Pourquoi une grande partie des voisins de Traou an vilin ont-ils senti que ça puait le cochon brûlé dès le lundi suivant le retour de Seznec,

Quels étaient les gens connaissant bien Quéméneur à Morlaix qui ne l'ont pas vu descendre du train puis la rue le matin du dimanche.

Et d'autres questions intelligentes, il y en a beaucoup d'autres.

Il faut les poser ces questions.

Oui, dans cet ordre d'idée, "Qui était Charly ?" est une bonne question. Mais la réponse que Vilain apporte ce jour est bien loin de me convaincre. Un bien trop grand nombre de suppositions, un bien trop grand nombre de doutes, un bien trop grand nombre de contradictions. 

Quant à savoir si Petit Guillaume a raconté des mensonges... Vous connaissez vous des personnes qui se souviennent, avec une exactitude totale, d'un événement qu'ils ont vécu dans leur enfance ? Moi pas. Tout se déforme, tout se pare d'un autre décor mais il reste un noyau central qui lui, n'est pas à mettre en doute.

 

Allons, mes enfants, tenons-nous à l'écart de ce concours "jet de pot-de-chambre" et gardons-nous d'aller peigner la girafe. 

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25 février 2020 2 25 /02 /février /2020 19:57

Supprimé

de par la volonté

de

Madame Langellier

 

Ce que femme veut...

 

Skeptikos

 

 

 

Et à ce propos, je me demande pourquoi préférer autant la formule en anglais ? D'autant qu'il s'agit là d'un neutre et qu'en bon anglais, le "n'est-ce-pas" s'adapte au contexte de la phrase comme dans

" Lily is verry professional, isn'she = Lily est très professionelle, n'est-ce-pas "

ou

"They can find out who killed Quéméneur, can'they = Ils peuvent trouver qui a tué Quéméneur, n'est-ce-pas"

 

Il doit exister une nuance que je ne saisis pas.

Supprimé

de par la volonté

de

Madame Langellier

 

Ce que femme veut...

 

Skeptikos

 

 

Donc, il faudrait se méfier de cet usage...

 

Mes enfants, vous allez me dire qu'il n'y a là rien de bien en rapport avec l'affaire Seznec. 

 

Ben oui, je sais mais je ne m'en veux pas de faire  ces ironies perfides quand je vois que dans les blogs qui traitent de l'affaire , on encule les mouches à longueur de commentaires sur l’heure du train , la place qu'on aurait pu occuper dans les WC du wagon, la gare de Dreux ou celle de Houdan, on parle de glossolalie en grande "scienteuse", sans connaitre le sens exacte de cette notion, on tartine deux cents ou trois cents lignes sur un Jules Tomine  qui n'a strictement rien à voir avec le sujet , on croit faire de l'humour dans des lignes aussi nulles que celle-ci 

        Il allait attraper 27 ans, c'est mieux que la vérole

On reprend dans les pratiques douteuses du de-zingage des pseudonymes, on persiste  dans le mauvais goût.

 

Non, je ne m'en veux pas.  Dénoncer ceux qui dépassent les bornes avec une telle suffisance m'a toujours paru comme un exercice de style salvateur  qui entretient autant l'esprit révolté que la franche rigolade.

 

Et puis tiens, je vous offre  ce portrait de J. Tomine peint par Blase, un artiste que je vous encourage à découvrir.

   

A bientôt

 

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22 février 2020 6 22 /02 /février /2020 18:25

 

Cette superbe aquarelle me fait réfléchir.

 

 

C'est un peintre et magistrat, élevé à Morlaix, qui l'a "commise" en 1970. Pierre Cavellat, ami d'un autre morlaisien, Jean Seznec (si, c'est vrai) un intello qui a écrit un ouvrage de référence sur " la survivance des dieux antiques". Sans parenté avec Guillaume.

 

Oui, elle me fait réfléchir. Parce qu'on y voit, face à des juges et comme sortie de nulle part, une nudité impudique mais victorieuse , la Vérité.

 

A ce jour, pour notre part, nous avons la piquante Lili qui dévoile ses jarretières et en face, le brocanteur qui déverse dans le micro sa satisfaction inépuisable.

 

La vérité surgira-t-elle de cet affrontement ?

 

L'une contre l'autre, deux méthodes.

 

La première, par ordre d'ancienneté,( il faut bien en adopter un, d'orde ), se fonde sur le  copier-coller, recoller, re-recoller et encore re-re-recoller, ad nauseam, de vieux articles piqués à droite et à gauche sur le net, chez elle-même, chez le voisin, chez le copain, chez le malin, chez le vilain, chez le bout-en-train  ou bien n'importe qui d'autre pourvu que ça fasse du volume. Avec en prime des tiques de langage, genre des expressions qui se veulent américanissimo. Sans parler des paragraphes entiers même pas traduits de l'english. C'est sympa pour ceux qui n'ont pas dépassé le certif'.

 

La seconde, elle érige en science l'approximation , saine façon pour qui se veut  le maître du roman polar historique . Le raisonnement, connais pas. Les preuves, connais pas. Le doute, connais pas. Et tout ça avec la subtilité du bœuf tirant sa charrue pour creuser le sillon. Normal, le bœuf, ça fait partie du menu depuis le résultat des fouilles légendaires de Traon-ar-Vilin.

 

Mes pauvres enfants.

 

A cette heure, tout est à l'avenant.

 Tout, enfin , c'est un peu trop dire.

 

L'usage que font les deux adversaires de la critique de Seznek est à mourir de rire. C'est déjà ça de pris.

Et ce soir encore, ce nouveau blog "où les experts affirment, les lecteurs discutent", l'insignifiance même.

 

Quant à moi, rien. Absolument rien.

 

J'ai bien trouvé que les Cadillacs, après la guerre, se vendaient à grand coup de pub à Paris chez un certain Jules Tomine qui avait des accointances familiales à Rennes dans un garage qui deviendra un concessionnaire Citroën. Vous pensez bien que si j'avais été brocanteur, je l'aurais exploité vite fait cette piste. Un truc à faire rencontrer le pépère Quéméneur à un  pote Tomine, au bistrot le samedi à Rennes juste avant l'expédition finale à Paris. Ça, c'était du nanan pour un romancier. J'en aurait tartiné au moins deux cents pages avec de la photo de torpédos à gogo tirées de chez pinterest .

 

J'ai rencontré un Seznec, la même année, ou à quelque chose près, entre Rennes et Houdan, peut-être Nogent-le-Rotrou, qui a volé son patron. Et si je m'appelais "The Pin-Up Girl of Lormaye", je te ramènerais vite fait mes soupçons de ce côté-là et que je te pondrais du blog bi-quotidien à la sauce cul-bénit et ventre-à-l'air.

 

Mais non, rien.

 

A bientôt quand même.

 

 

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1 juin 2018 5 01 /06 /juin /2018 15:29

Je vais encore vous prévenir , les enfants. Après l'erreur sur l'illustration des fauteuils, nous avons à cette heure, une quasi- manipulation de nos cervelles.

 

On nous dit , si je comprend bien, parce dans l'alambiqué, on sait faire, on pratique souvent,

On nous dit que la question de la chaudière , c'est du faux (évidemment ça colle pas avec la sépulture, la bonne, la vraie, dans un drap puis vers la destination mystérieuse, dans un triangle des Bermudes qui va de Plomodiern à Plourivo,en passant par les landes de Saint-Sauveur où les korrigans, à cheval sur des kidus, ont accompagné le cortège funèbre au son des bombardes endiablées...)

On nous dit , cette fichue histoire de chaudière, c'est du Keriel.

Et on nous cite du Kériel : c'est Cessou qui le dit

On nous dit Cessou, si c'est le bon , c'était un ivrogne. Sous entendu, il racontait n'importe quoi.

Et on nous fait un bon paragraphe avec des extraits de généanet et de registres matricules . Du lourd, quoi. Du documenté .

Sauf que , geneanet, il nous cite trois ou quatre autres Jean Marie Cessou qui pourraient coller  tout autant que celui là, qui n'a jamais été à Morlaix, d'après ce que je lis sur le registre matricule. Pourquoi celui-là, si ce n'est son penchant pour l’alcool ?

 

Mais, au fait, pourquoi Cessou ? Puis qu'il s'agit de Paul Baron dont le témoignage apparaît dans la presse dès le 2 septembre 1923 ?

 

Et de Baron, est-il question, dans le reste du billet en dehors du commentaire de « Marc D », un mec à pseudo, lui aussi.....

 

Suite du billet :

 

et donc la note de Keriel = zéro

 

et donc la théorie de la chaudière = zéro

 

CQFD, suivant le style de la journaliste

et, en reprenant l'idée de son titre, c'en est fini de l'histoire de la chaudière.

 

Et qu'on nous tartine de mille illustrations, dont la grosse partie a déjà servi à tartiner des billets précédents, façon bien connue de gonfler la copie.

 

Et vous trouvez ça honnête, les enfants ?

 

Vous trouvez que c'est du bon boulot ?

 

Avant de partir, je vous convie à trouver où traîne encore cette photo. Celui qui me donnera la bonne réponse gagnera un sucre d'orge et une tartine de rigolade. Et faites vite, elle va bientôt disparaître...

 

Ah, oui, je remercie ceux qui m'ont envoyé des commentaires parce que ça les encouragera à continuer .

 

 

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29 mai 2018 2 29 /05 /mai /2018 22:32

Mes chers enfants, 

 

Comme je sais que vous cherchez à vous instruire en lisant  nos blogs, je voudrai éveiller votre méfiance sur un point qui vient  d'être une nouvelle fois publié sur internet. Voyez ceci :

 

 

 paru dans la journée sur "Affaire Seznec Investigation"

 

Or, sur http://www.etienne-trouvers.com/blog, on trouve :

 

 

Voyez qu'en matière d'investigation, il y a encore des progrès à faire. A moins que l'on se moque de nous... 

 

Et d'autres exemples , je pourrai vous en citer plusieurs, comme celui du fauteuil Voltaire que j'avais dit être plutôt imitation Louis XV, d'époque Napoléon III dans un commentaire qui n'a jamais été publié mais qui a fait quand même profit puisque, aujourd’hui  , Madame Langellier a rectifié son erreur.  

Madame Langellier, finalement n'a pas plus de connaissance en histoire des styles que Monsieur Vilain. Au moins, ils ont ce point en commun.

 

Mais à quoi bon ? Seznek dit que ça  revient à remettre deux tunes dans le bastringue.

Bon, les enfants, méthode habituelle : vers minuit la photo a été enlevée. Coup de bol que je vous avais affiché une capture d'écran. 

Ces photos, ces textes qui vont qui viennent...comme les photos de Marie Jeanne, il parait qu'il n'y en avait que quatre. Moi je demande : alors celle que j'ai mise en tête de mon texte, elle est fausse ? Réponse, J'ai jamais dit qu'elle était fausse.  La bonne foi , quoi...Depuis, j'en ai rencontré trois autres.

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25 mai 2018 5 25 /05 /mai /2018 16:21

Bon, et bien les enfants, c'est un peu au jour le jour.

Et je voudrai vous dire ce que j'ai pensé  à propos d'Edouard d'Alton.

 

 

Mais, au paravent (il est encore chinois, celui-là) je dois m'adresser à Madame Langelier.

Non, je n'ai absolument pas changé d'avis. Et je ne change pas un iota de mon billet que vous citez. Et je n'ai pas une seconde approuvé la direction que vous avez prise depuis vos conversations avec les petits-fils. Pour moi, vouloir changer les dates ne mène à rien. 

Me citer abondement ne fera croire à personne que j'aurais pensé de quelque manière que ce fut, qu'on pouvait oublier ce que tout le monde a vu dans le reportage de Pierre Desgraupes, le scellé, avec cachet de cire et ficelle ad hoc, du bordereau du télégramme envoyé par Quéméneur à Pouliquen dans la soirée du 24 mai. Et qu'on ne me dise pas qu'il s'agit d'une mise en scène, façon animation à la con dans l’émission de France 2. Je n'y croirai pas.

Et que tous ces témoins aient fait erreur sur les dates !  Absolument pas réaliste. Dans l'hypothèse d'un second voyage, il y a tellement d’aléas à éviter, tellement de complications à résoudre, qu'il parait tout de suite inenvisageable que cela fut à la porté d'un type comme Seznec.

Que les petits- fils aient ça dans l'idée, c'est juste bien gentil, mais qu'une journaliste gobe le tout, c'est franchement pas du boulot de journaliste...

Et m'utiliser en détournant mon silence me reste en travers de la gorge.

 

 

 

Bon. Et comme tout ça me déplaît, je passe à autre chose.

Edouard d'Alton, ce bon Edouard...

S'il n'avait fait que ses giries en bijoux, dentelles et matos agricole. Je l'aurai regardé avec un franche rigolade. Mais, vous l'avez compris, il y a plus. Depuis que j'ai retrouvé (merci Thierry Lefèvre) l'annonce du Dalton qui vend des écrémeuses par cent à Rennes, je me suis rendu compte que dans la même page du Ouest Eclair , on trouve Vacquié qui recevra à Rennes, pour poste régional, les candidats à se faire arnaquer de 50 000 francs.

Ces deux rigolos partageaient non seulement les mêmes adresses à Paris et Belle Banlieue mais aussi les mêmes voyages dans la capitale bretonne. 

Donc, ça se confirme : deux potes qui avaient dû se connaître à Nice, en voisinage de cellule ou en partage d'apero au comptoir d'un bar d' hôtel super-classe. Deux potes qui se retrouvent à Paris et partagent les locaux pour donner adresse à leurs magouilles, l'un dans la banque bancale, l'autre dans la mécanique volante de la voiture et la moissonneuse-batteuse. 

D'Alton, en 1932, s’associe avec deux autres mecs pour fonder "Acoustique et Radio" un machin qui vend ou fabrique de la TSF et l'un de ses associé, Marcel Chevrier, pourrait être celui qui volait ses parents dès 1923. Et je ne résiste pas de vous citer cette annonce ou un pauvre couple pleure en découvrant les billets qui s'envolent et la cupidité du gamin. En effet, elle est juste sous un entrefilet révélant l'une des premières activités de Maurice Privat. Encore de la poésie...

 

Oui, bon. Ce qui a retenu mon regard sur Edouard, c'est ce qu'il fait avec les bagnoles. Attention, pas du trafic de cadillac pourries mais de la voiture neuve, et de luxe. "Je les vole et je les revend, mais je les vole le plus souvent en les payant au concessionnaire avec un chèque sans provision"; C'est vrai qu'avec un titre de comte, un belle flopée d'ancêtres qui peuplent les colonnes du Larousse, c'est moins fatiguant côté crédibilité. 

Alors, ça fait quand même penser à un autre trafic, non ?

Et une hypothèse que j'avais mise au rancard, sous prétexte qu'elle manquait d'assises, refait surface: l'idée à Quéméneur d'inventer la vente de cadillac, elle aurait été suggérée par quelqu'un de la bande à Vacquié ( c'est un peu Hervé qui m'a fait penser comme ça) à un moment où le Quéméneur , il aurait dit qu'il voyait bien les dollars en aide à ses projets directoriaux, mais qu'il savait pas comment faire...

Ouai, cette hypothèse,il faudrait voir à la retravailler un peu...

Allez, les enfants voilà vos images.

 

 

.  

Ouest Eclair 6.10.1922
aussi ouest eclair 6.10.1922
Le Petit Journal 7.2.1925
Le Matin 8.06.1924
Le Petit Parisien 1.12.1927
Paris Soir 1.12.1927

 

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20 mai 2018 7 20 /05 /mai /2018 19:03

Allez, les enfants

C'est la dernière envolée du vieux Seznec,

et comme il faut conclure et que je voudrai bien me tailler

parce qu'à c't'heure, j'en ai marre. 

Tout part en couille

et je suis sobre.....

 

 

En tout cas, après, Marie Jeanne, elle a remué ciel et terre.

Et plus ça allait, plus il y a avait des gens qui s'intéressaient à l’idée que j'avais peut-être été condamné à tort.

C'est comme cette histoire de Gherdi, moi, j'avais dit quelque chose comme Charly. Si Marie Jeanne n'avait pas eu l'idée de la réveiller, elle serait resté au fond du dossier.

Parce que , moi, j'avais parlé du Charly et d'un rendez-vous, avenue du Maine, et comme la police, ils avaient pas trouvé grand-chose, oui, ils avaient laissé tomber. On a repris le truc et on a bien trouvé le Gherdi, encore une fois, mais toujours rien à voir avec l'avenue du Maine, rien à voir avec Quéméneur. Donc, j'avais menti.

On avait encore pensé à regarder, comme ça, du côté d'un certain Vacquié, un banquier . Même que le juge Hervé, il avait fouillé un peu plus. Mais rien.

Parce que , Hervé, c'était plutôt à Traou Nez, son idée. Un machin où Louis, le frère Quéméneur, il aurait trempé. On n'a jamais rien trouvé de bien costaud, des histoires de marée, qu'on avait du mal à mettre dans des dates, des coups de feu pendant une noce. Et pour si peu, un quantité de témoins. Parce qu' il va y en avoir des témoins, pour ça , oui....

 

Et le Huzo, qui se trouvait inspiré en racontant des bazars dans la campagne qui entourait Houdan.

 

Et moi, je voyais tout cela pointer du doigt mon innocence qui paraissait de jour en jour se faire évidente, flagrante .Et je me voyais libre. Bon, soyons juste : j'en rêvais, un peu mieux.

 

Mais Marie Jeanne ne devait pas aller bien loin...Rongée par la maladie, le chagrin, le remord et la pauvreté.

Je l'aimais à la limite de la folie. Depuis que notre séparation avait agi comme le vent sur le feu, tout avait pris des dimensions qu'avant, je n'aurais jamais pu imaginer.

Dans ma solitude, je pensais tout le temps à elle. A elle et à son corps. A sa chaire, à ses lèvres, à ses baisers, à sa bouche, à ses mains, à ses cheveux. Et en passant dans ma tête l'image de ses hanches, de ses fesses, de ses seins, de ses cuisses, de sa peau, je me masturbais comme un damné et pleurais des journées entières.

 

Des journées de folie que je soignais en écrivant à tire-larigot des lettres de bon père de famille, d'époux parfait, et bien chrétien, qui parlait à longueur de lignes de son espérance en la Très Saint Vierge Marie et la justice de Dieu... Que des conneries...

 

Je ne sais pas bien à quoi je croyais à cette époque. En Dieu ? Peut-être. Mais le reste, certainement plus.

 

La mort de Marie Jeanne m'a rendu dingue. Mais surtout, incapable d'être. J'aurais voulu me tuer, mais tellement j'étais anéanti, que je n'avais plus aucune réaction pour faire ce que j'aurais voulu faire. Me faire mourir, ce n'était plus dans ma possibilité. Je n'étais que comme plus rien. Si bien que j'ai survécu, contre moi-même. Ça ou rien, c'était la même chose.

 

Tout le temps du bagne, j'ai été entre cette vie et cette mort....

 

Et quand je suis revenu, j'ai choisi de revivre.

 

Et puis, je l'ai déjà dit, quand viendra le temps d'être gâteux, je me demande ce que je dirai de mon histoire...

 

Cela donnera , sans doute, comme une fichue soupe diluée où la vérité n’apparaîtra pas plus claire que le mensonge...

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  • : Affaire de cadillac
  • : Histoire d'y voire un peu plus claire dans la disparition de Pierre Quemeneur et dans la condamnation de Guillaume Seznec
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