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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 16:48

Le Vacquié, c'est quand même quelqu'un.

Il aura tenu la presse dès son plus jeune âge.
En fait, c'est grâce à son papa, le maire de Saint-Maurin, notaire et conseiller général. Il aura suffit que ses deux fistons ratent un virage en 1904 et en carriole à cheval,et crac, un article dans le journal .

Quelques temps plus tard, le Gaston, ou Jean, ça dépend des circonstances, attire l'attention des miteux qui tiennent la rubrique des faits divers, . Il a des ennuis côtés affaires ( il est clerc de notaire) et côté matrimonial (il aurait trompé sa femme !!!) . On va au tribunal, on raconte des fariboles, c'est vrai, on est à Nice, mais on fait quelques lignes dans le journal.

Plus tard, on prend la place du père, le maire, "qu'est mort d'une glissade, en bouffant sa soupe froide", enfin, juste le temps pour dire qu'il est le plus jeune maire de France et que ce sera son frère Aymar qui garde au chaud de la famille, la fonction. Le Aymar, il grenouille dans la magistrature, un certain temps, le temps d'y faire un peu de plaintes de la part des prévenus. La République, bonne fille, le mute et le re-mute.

Entre temps, Jean se place à Paris, dans le monde des rigolos qui sévissent dans le petit délit d'escroc. On achète, on revend, sans jamais payer avec des cartes de visite au nom d'Aymar, qui, dit-il, ne se rend pas compte que son frangin dérive et re-dérive...En 1911, la police se fâche, on arrête qui on peut.

Aymard, condamné, fait amende honorable, c'est à dire dans l'honneur , en déclarant qu'on ne le reprendra plus à ne pas surveiller son frère...

Jean, condamné, se dit qu'il y a certainement mieux à faire.

Le mieux, c'est de créer d'après des liens les plus vagues, un Comptoir Marocain qui veut mettre en relation des investisseurs, bien entendu riches gogos, avec d’honorables commerçants qui ont clientèle au Maroc. On crée même, au détour d'une arnaque de plus, une banque, qui va devenir la Banque Privé et Coloniale.

Et la vie se passe, entre beaucoup de naïfs et de faillites, bien entendu, pas frauduleuses du tout.

La presse nous signale dès 1922 une nouvelle activité de la Banque Privée Coloniale : d'abord, elle déménage du 44 rue Faber, boite aux lettre aux mille activités, au 150 avenue du Maine. Le patron, Jean Vacquié, prend du volume, de l'aisance et de la notoriété. De plus, elle semble étendre son activité, elle recherche des collaborateurs, des directeurs, des inspecteurs généraux, des administrateurs mais surtout, elle attend des personnes qui peuvent apporter quelques fonds en échange de ces postes mirifiques. On recrute...En 1923, on s'attaque à des valeurs de rapport, en effet, on rachète des Bons du Trésor contre des valeurs d'Emprunt.

 

Vaquié, ce n'est pas seulement Jean, mais aussi Aymar qui de son poste d'avocat, de maire et de conseiller général, semble avoir son oeil dans les affaires de son frère et y joue son pion d'associé. On le voit à une création de société bidon ou il est intitulé directeur. Jean crèche à Meudon, dans une belle villa, où il est entouré de jeunots multiples, tels Besseyre des Horts et Descimont qui investissent dans le stratagème et l'arnaque simple qui peut rapporter vite.

Il multiplie les offres extraordinaires à ceux qui ont du fric et veulent le faire fructifier : du bon du trésor à l'écrémeuse...Sous n'importe quelle forme, sous n'importe quelle idée.

En 1923, c'est le tour de Quéméneur...

En 1924, y a des grugés qui se plaignent. Les Flics qui déboulent et comme ça concerne les bons du Trésor, la magistrature , ça la réveille. On arrête. On saisit. On farfouille.

On enquête.Et même, on répond à l'enquête d'un autre juge, celui de Quimper. On adapte les réponses aux besoins. On noie les poissons. On embrouille avec des fumées épaisses. On découvre un minable trafic à Vitré. On ferme les succursales, en tout cas à Le Blanc. Les autres ?

La justice , celle de la XI ème chambre correctionnelle de Paris, condamne et colle des amendes.

En 1927, utilisant encore le 150 avenue du Maine, Jean Vacquié remet ça et la police lui colle encore au cul...

Puis 1929. Vacquié toujours superbe, fait ses giries à Lisbonne ou il tente un dernier coup. La France promet une extradition puis la presse éteint ses colonnes et il disparait de l'actu.

Fini Vacquié, il ne fera plus jamais parler les journaleux.

 

 

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 14:49

Tiens, je suis en pleine consultation de mes notes sur Vacquié

Et tout d'un coup,

c'est l'étincelle.

Un truc qui me marne dans la cervelle depuis.... je sais plus, mais ça fait longtemps.

Et pourquoi qu'elle vient l'étincelle ? Ça, j'adore, remonter comment dans ma tête, je suis arrivé à cette pensée. Ça fait depuis tout petit que je pratique . Ça fait du bien par où ça passe.

Mais là, j'ai pas retrouvé, un blanc...

En tout cas voilà ma question : bon, Guillaume , après avoir débarrassé le salon de l'encombrant Pierrot, tout raide et tout froid, il se casse la tête pour tirer profit de la situation, côté pognon, parce que là, il y aurait moyen de sauver les meubles. Et il invente , à refaire les promesses de vente, à les déposer quelque part, à faire croire que Quéméneur, il est parti au loin.

Le loin, c'est Le Havre.

 

Et pourquoi Le Havre ?

 

Y a pas beaucoup de réponses possibles à ma question. Réfléchissez bien, dans la logique, celle qui fait agir Seznec...

Y en a deux

 

Ou il sait que Vacquié a l'intention d'y ouvrir une agence.

mais comment qu'il a eu cette information ? Il ne connait pas Vacquié, sinon il en aurait parlé mais Quéméneur , qui lui sait, a dû lui faire une allusion sous une forme quelconque.

 

Ou , il en parle à Kerné, justement le Kerné qui y a des attaches ? Donc Kerné serait le complice qu'on avait cherché dans un autre chapitre. Kerné, c'est bien, il est tellement flou qu' on peut y mettre tout ce qu'on veut sur le dos. C'est le mec fourre-tout . Y a jamais personne qui dira qu'on se trompe.

 

Ou les deux à la fois

 

Donc, mes enfants, vous pigez le truc maintenant.

 

Seznec, il invente à sa façon la présence de Quéméneur au Havre. Mais attention , il y va doucement, on ne sait jamais , la famille peut avoir d'autres informations. Donc, il suggère. Non, la sœur, elle ne sait rien. Il suggère un voyage ailleurs, une destination vraisemblable. Puis, avec Kerné, il monte le coup.

 

Y faut quand même bien dire que De Jaegher, avec sa lettre à la con au Juge Campion, il y a foutu son caca dans le vraisemblable...enfin, ça rajoute au côté "obscure" du Kerné et , en plus, qu'il meurt de maladie grave, juste à temps pour ne pas avoir à s'expliquer un tantinet plus long, juste assez tôt pour qu'on puisse encore en inventer dans ses turpitudes.

 

Si vous voyez d'autres explications

 

et bien, il faut me le dire.

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 17:21

Vacquié....

 

Je crois que je vais vous le faire au moment ou il entre en scène dans l'affaire

 

Ce qu'il y a eu avant, j'y reviendrai

 

Ce qu'il y a eu après, je vous le dirai quand ça va être utile et bien évidemment, nécessaire.

 

Dans le journal Le Temps, on trouve une petite annonce le 24 avril 1922

« banquier recherche Secrétaire Général ...apport 100 000 fr …..Vacquié, Villa Linda Meudon »

 

Dans Ouest-Eclair, du 16 et 17 octobre 1922, même genre d'annonce, mais là, il ne s'agit plus que d'un apport de 50 000 fr pour un inspecteur général. Vacquié recevra les candidats à Rennes quelques jours plus tard.

 

Je fais ici une remarque que j'ai archi-vérifiée : la villa Linda est au 44 boulevard des Deux Gares (actuellement Anatole France)

 

Dans Ouest-Eclair du 16 octobre 1922, « Je cèderai en totalité ou par cent minimum, 500 écrémeuses parfait état etc...Serai à Rennes, semaine prochaine, Dalton, 44 boulevard des deux Gares Meudon

 

Serait-on un trop grand imaginatif si l'on en déduisait que Vacquié, se faisant appeler Dalton, comme les frères, vous allez me dire, vent aussi des écrémeuses en gros, tout en faisant le banquier ?

 

J'ai retrouvé, dans la Presse de cette époque , deux annonces, qui n'ont pas de sens, à l'adresse de la villa Linda .

 

Je sais en tout cas, qu'au printemps 1923, Quéméneur se fait « démarché » par Vacquié. En effet , la police retrouve dans les papiers de Quéméneur trace de ce démarchage . Sans doute des brouillons de lettres-réponses. Je n'en sais pas plus mais un complément d'enquête sera demandé par le président des Assises, avant le procès. En effet, l'affaire Vacquié vient de commencer. Il vient d'être arrêté le 1er mai 1924, et, d'après la presse, c'est le frère de Vacquié qui répond au commissaire chargé d’investiguer que Quéméneur avait bien été pressenti pour entrer au Conseil d'Administration, que c'est Besseyre des Horts, secrétaire particulier de Vacquié, ancien propriétaire de la Banque Nationale de l'Ouest, qui avait été chargé de l'approcher et, comme Vacquié se rendait à Landerneau pour le rencontrer, un problème s'était produit : l'un descendait du train comme l'autre y montait....Comme c'est vraisemblable....

 

Vous me connaissez, quand on me raconte un truc pareil , je saute dans google et je cherche à vérifier.

 

Besseyre des Horts, ça fait grande famille aristo. Le problème, je ne trouve pas de banquier dedans et pourtant c'est assez bien documenté...bon ; y en bien un qui crèche à cette époque du côté de Brest, d'après un vieil Annuaire des Châteaux, mais on le trouve pas dans les généalogies ; Peut'êrtre qu'ils en ont eu honte après...En matière d'honneur, ça , j'oserai pas discuter.

 

Et la Banque Nationale de L'Ouest ? A l'époque, bon, d'accord, il y avait plein de banque, à la pelle, à la louche , des qui portaient des noms bien sonnants, des familiales, des professionnelles, des qui ouvraient, des qui fermaient. En tout cas, la Banque Nationale de l'Ouest, elle n'a laissé aucune trace, en dehors de celle-là.

 

La réalité des choses n'a pas dû trop troubler la police à moins que le commissaire chargé de l' enquête ait eu d'autre raisons de ne pas approfondir.

 

Vous allez me dire tout de suite : ils auraient grugé Quéméneur et un an plus tard, ils l'aurait avoué à la police ? En effet, qui peut penser que c'étaient d'honnêtes escrocs ? Tout le monde, puis que c'est ce qu'on a fait...

 

Ah oui, tiens, faut pas oublier de vous dire que les flics , dans l'affaire Vacquié c'est Vidal et Pachot, le procureur de la République, vous marrez pas, c'est Prince. En voilà du nanan pour les imaginatifs du grand complot.

 

 

Vous voyez le genre : tout en vendant des écrémeuses, qui ont l'air tombées du camion, le mec, il ouvre des banques et empoche les économies des naïfs . Il serai peut-être temps de vous raconter un peu comment qu'il travaillait le Vacquié.

 

Mais ça, ça sera pour la prochaine fois.

 

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 10:37

Bonjour, les enfants.

 

Tiens voilà encore du poil à gratter

 

Madame Langellier nous a branché sur Marie Gadal, la fille à la sœur à Seznec,vous savez celle qui épousera en seconde noce le journaliste Petitcolas.

 

Et même que Madame Langellier en fait une superbe de démonstration sur les brouilles internes et assez bien voilées qui ont dû faire le pain quotidien de Mesdames Seznec mère, fille et belle-fille.

Ça non, ça pas été autre chose que du pain bien amer pour le Guillaume dont les tentatives pour réconcilier les deux ont été sans résultat.

 

 

Ça m'a porté à la page 429 de "Nous, les Seznec" où Denis, y raconte que sa mère, Jeanne, se rend à Lourdes en mai 1968. Et là, alors que la grève la bloque, non pas dans la Grotte, mais sous le château, elle trouve dans le grenier les lettres de Marie Jeanne à Guillaume.

Le lettres de Marie Jeanne à Guillaume ?

Ah bon ?

C'est pas Jeanne qui les avait ?

Son père lui aurait pas refilées ?

Pourquoi c'est chez sa sœur qu'il les a planquées ?

On fait un bout de plus sur le chemin "mystère et boules de gomme" !

 

Vous avez remarqué , comme moi, que dans cette histoire, les archives familiales , ça n'est jamais là  où on penserait les trouver.

Les autres que familiales , c'est encore pire. Le summum étant un tas de paperasses qui naissent spontanément dans un décharge, pendant que Pierre Bellemare fait baver le micro, et qui se révèlent être les notes du Juge Hervé. Ça, c'est du grand comique.

 

Moi, ça me donne le tournis et quand je demande , avec ma douceur habituelle, à certain où qu'il a pris la copie de tel ou tel doc, on me répond que c'est dans le dossier alors que le dossier, y en a que deux qui y ont eu accès. Bizarre, vous avez dit bizarre ...

 

Côté secret, pfffff !!! j ' te jure !

Autant de secrets que d'acteurs....

Langlois, il a bien voulu nous en livrer un.

Y aurait pas quelqu'un d'autre qui nous ferait une révélation ?

Mais de la vraie.

Histoire qu'on dorme avec un peu moins d'angoisse.

 

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 16:23

Bonjour mes chers enfants,

 

Je voudrai qu'on aborde la question dollar

Je sais, vous allez me dire qu'on en a déjà tellement parlé. T'as du nouveau ?

Du nouveau, bien sur que non.

Mais une autre façon de les compter.

 

4040 dollars, c'est un drôle de chiffre. Chiffre assez curieux qui fait plutôt vrai. Il est sorti texto de la bouche de Marie-Jeanne qui les compte souvent et donc, qui sait ce qu'elle dit. Mais y a un truc qui me chiffonne (humour de blanchisserie), c 'est quand même beaucoup de pièces de 20 dollars pour payer trois chemises repassées et deux faux cols amidonnés. Bon, c'est sans doute pas exactement ça . C'est sans doute des paiements de trucs en nombre, en gros nombre. Y parait pourtant, qu'en cas de gros marché, y avait des contrats établis et que ça se payait dans la monnaie du pays...C'est curieux qu'on nous explique jamais...

Donc, à l'évidence, c'est pas ça , la somme...

Seznec s'est renseigné sur le cours du dollar le 28(?) mai, dans deux banques (Le Parisien du 14/07/1923). Marie Jeanne dit aussitôt que c'était avant. Mais passons, le tout c'est qu'il s'y intéresse et cela tendrait à faire penser que ces dollars existent.

Donc, c'est pas la somme. Et de là, les gribouillis sinistres dans les fausses promesses de vente. Puisque ça semble la seule raison valable pour refaire les PV.

 

Et quand va-t-il remettre tout le fourbi à Quéméneur ?

Moi, je suggère une solution assez simple : à Rennes, en arrivant avec la Cadillac. On les compte, on les recompte. On prend peut-être la décision d'en informer le commanditaire...qui dit aussi de changer de banque , pour le chèque...

 

Le samedi matin, Quéméneur, les dollars dans la valise, se pointe avenue du Maine, au comptoir de la BPC, pas le comptoir d'un café quelconque, On l'accueille bien volontiers. Et ensuite, il va chercher son chèque à la poste restante. Pas de chèque. Le banquier se montre souple, après un tel dépôt...Bien sûr , il peut attendre. Comment pourrait-il faire autrement?

 

Je vous dis ça comme ça : les 100 000 F, pour obtenir le poste de directeur local se décomposent en 60 000 F du chèque Pouliquen , 10 000 F de prêt en liquide obtenu de sa banque et le reste , 30 000 F en dollars . Tiens, c'est rigolo, ça fait 2020 dollars...

Bon, je fais ça, à la louche, mais c'est mieux pour mettre dans une petite boîte.

 

Vous avez compris bien sûr, Seznec a tout simplement doublé le nombre de dollar qu'en réalité, il possédait.

 

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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 16:40

Vous avez vu...le enfants.

 

la mayonnaise a vite monté

j'ai usé de mon droit de faire ce que je veux de mon blog

(enfin, dans la mesure ou je maitrise pas très bien l'outil ciseaux)

et je continuerai

mais je re-préviens

les insultes entre gens civilisés

je supporte pas...

 

 

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 14:33

Tiens, au fait,

De ça, on en a jamais parlé

Avec cet éclairage

 

Primo, le 24 mai

Quéméneur, il télégraphie à son beauf' à 21 h

Donc, c'est à Rennes qu'il a appris qu'il fallait qu'il change de banque pour le chèque

Qui plus est, c'est avec Seznec, une fois celui-ci arrivé, qu'il prend cette décision.

 

Et ça implique quoi tout ça ???

 

J'ai beau retourner le truc par devant, par derrière , je suis bien incapable de vous suggérer une hypothèse satisfaisante.

Et vous ?

 

J'ai vu que Seznec (dans blog Denis Langlois) tente de faire une chronologie , avec beaucoup d'application de cette étape à Rennes ,lui aussi semble chercher des explications...

 

Deuxio

Je suppose Quéméneur encore vivant le 26 mai . A Paris, il se présente à la poste restante.

Pas de chèque.

Et vu son profil habituel, il aurait dû téléphoner tout de suite à Pouliquen

 

là, trois possibilités :

Ou c'est pas lui qu'est à la poste

Ou Pouliquen nous cache cet appel

ou il n’appelle pas, parce que c'est déjà moins important

 

Vous choisissez quoi là-dedans ?

 

Je rajoute , comme ça, que Pouliquen dit , dans la lettre qui accompagne le chèque que si il y a transaction... Ah bon, il était au courant ? Mais , a-t-on vu cette lettre ? elle figure dans le dossier ?

 

C'est curieux, quand - même, je pose des questions et vous ne me répondez jamais.

C'est parce qu'elles sont pertinentes que ça vous coupe le chique ?

 

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Published by skeptikos
18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 14:20

Salut les enfants,

 

Alors là, les enfants, je vais vous dire, sans ambages, ça me fait chier...

 

Madame Langellier a fermé son blog ! l'a dezingué ! sans plus de mots ! sans plus de "je vous averti que..."

 

Pfffuitt ! Plus rien .

 

Je sonde internet dès ce matin.

Un virus ? Non

Un pirate ? Non

Une panne, façon je ne sais plus comment ça communique ? Non.

Un machin qui foire dans ma propre façon de me connecter ? Non

 

Et puis un réflexe: je me rue sur ses autres blogs et , l'info : elle craque, elle arrête et, clic-clac, un coup de bouton sur supprimer et puis , c'est fini.

 

Fini la source quotidienne sur Seznec et son affaire

 

Fini la manne de documents, la pitance de tous les jours à notre raison de vivre, de boire et de dormir.

 

Fini le baromètre de l'existence des quelques aficionados de la résolution.

 

 

Mais c'est quoi ce qu'elle nous dit dans ce dernier message , qu'elle en a plus que plein le dos d'un mensonger de plus ?

 

d'un couillon de finistérien qui les lui a gonflées

 

Vous savez, les enfants, nous qu'on est plutôt Côtes du Nord et , qui plus est, assez mal placés en ce qui concerne les origines sociales, on voit bien le problème : des jalousies à l'infini.

Je voyais bien , ces derniers temps. Morlaix, y faut pas y mettre les pieds sur la mauvaise motte...

 

Je sais pas qui est le mec de samedi. Un mec de Morlaix ?

En tout cas un pas malin.

 

Il nous prive de la plus chouette d'entre nous.

 

Ça je vous le dis, Langellier c'est la seule qui ait fait du boulot. Et du très bon. Et surtout du très honnête. Elle a galéré sur Lormaye et elle a reconnu qu'elle se trompait. Elle a galéré sur La Bataille, et a reconnu qu'elle se plantait. Mais chaque jour, elle nous a dit ce qu'elle faisait, avec force détails et chaque jour, elle a fait avancer le problème, attirant autour d'elles une meute de nouveaux, assez indifférents aux intrigues, et qui apportaient ce qu'on appelle des preuves.

 

Langellier, c'est sûr, faut pas trop l'énerver, même si elle fonce dans l'attaque. Bon , c'est un de ses côtés sympa , très sympa. Quand on a compris comment elle fonctionne, et ça, elle le dit très souvent, il faut être con ou salaud pour ne pas en tenir compte.

 

La Langellier, c'est la colonne vertébrale de "Ça fonctionne comme ça , l'affaire Seznec, aujourd’hui"

 

Et puis voilà, les enfants, hier, elle a fermé son blog

 

Fini

 

C'est comme si qu'on disait à la Droite, Le Figaro a fermé la boutique ce matin

A la Gauche, Libération ne parait plus

Aux beaufs, Le Parisien a tiré ses volets

Aux intellos de touts bords, Le Monde a arrêté sa parution

 

On va faire quoi maintenant ?

Ouai, on va faire quoi ?

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Published by skeptikos
3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 18:22

Vous savez, il y a les trucs qui mettent toujours comme une alerte à mes sens

Comme la valise mouillée

Passons

 

 

J'ai relu récemment la presse , celle de l'époque et ça donne des drôles de trucs côté alerte,

 

 

Comme une réponse que Guillaume fait au Président qui venait de lui demander "vous emportiez combien d'argent pour votre voyage à Paris ? " la réponse , c'est "8 000 Fr"

Puis rien, aucun commentaire (Dépêche de Brest)

Jamais repris non plus

Ca vaut bien quelques points de suspension

Pour un type fauché...

 

 

On continue, côté pognon,

Ouest Eclair du 19 juillet 1923, liquidation judiciaire du dit Guillaume

J'en extrais à l'actif (c'est à dire ce qu'on doit à Guillaume)

Créance Charles Marc 25 000 Fr, ça , c'est me semble-t-il ce qui reste dû par Charles sur la vente de la blanchisserie

Et ça a été payé ?

Immeuble Roch an Vilin 23 000 Fr. . C'est quoi, cette vente à Monsieur chose-truc qui doit payer plus tard ?

Et ça aussi, ça été payé ?

Au passif ( c'est à dire ce que doit Guillaume )

Créance Castel (ancien proprio de Traou an Villin) 18 000 Fr . C'est un peu gros, quand même , sur la totalité de la vente, mais quand on sait comment Seznec l'a acquit, vous savez , ce que nous raconte Denis Langlois, on a, là encore, matière à mettre des points de suspension...

Clech à Pleyber Christ 26 000 Fr. Ben là, on sait rien, mais rien du tout. Le terrain qu'il aurait mesuré le 20 juin ? Il l'avait pas encore payé ? Et c'est quoi ce terrain. Mystère et boule de gomme.

Tout ça , c'est des chiffres assez conséquents, quand même ?

 

Dans le Parisien du 19 juillet 1923,

il s'agit des billets de mille francs ( deux ) trouvés cousus dans la doublure de la veste. Le journaliste se pose la question , ne proviendraient-ils pas de Quéméneur. Mais Madame Seznec s'y oppose aussitôt en révélant le fait que son mari avait touché 4 800 Fr de la banque. Le journaliste a vérifié et c'est vrai. En fait , il s'agit, et là, c'est moi qui le dit, de la traite signé par Le Grand le matin du 22 mai, l'argent de la vente de la deuxième voiture. Moi, j'ai jamais rien compris à ce système de traites .... Vous comprenez, vous ? J'avais cru que c'était pour payer une ( dette ? ) à Le Grand.

Enfin, le journaliste, il se posera plus la question.

 

La presse signale le 1 juillet 1923 l’existence d'une Ford, immatriculée comme la Cadillac 3579 L 4 à Traou an Villin et qui sera saisie le jour même. On ne parlera jamais plus de cette Ford...

 

 

Je note dans le Parisien du 12 juillet que c'est à cette date qu'un boulanger dépose, pour la première fois, que Marie Jeanne lui a parlé de l'achat de Traou Nez le 21 mai dernier. Je ma demande si j'ai mal lu, si c'est mal imprimé, si le boulanger s'est trompé. En tout cas, c'est du frais.

 

 

Dans le Parisien du 31 juillet 1923

L'ancien commissaire Ségur dépose devant Campion pour la lettre du 13 juin (où Seznec lui demande rendez-vous pour affaire grave) . Mais surtout il lui fait part qu'il connait très bien les deux, à la fois Seznec et à la fois Quéméneur. Il parle d'une conversation qu'il a eu avec ce dernier ou celui-ci lui dit qu'il doit apporter 15 000 Fr à un ami (Ségur comprend très bien qu'il s'agit de Seznec)

On n'a jamais approfondi cette lettre de Seznec . On a simplement insisté sur la date qui ne fournissait pas d'alibi valable et jamais sur le contenu, sur l'objet. Ben oui, ça voulait dire quoi affaire grave ? Aucune recherche sur cette confiance de Seznec envers Ségur. La flicaille n'a pas saisi l'importance des mots ?

En tout cas, ça n'allait pas dans leur sens...

 

 

Ah, oui, autre problème. Dans le Parisien du 7octobre 1923, on nous fait le compte-rendu de la confrontation entre Pouliquen et Seznec. C'est donc là qu'on apprend que Pouliquen indique que le chèque lui a été restitué par la Poste le 12 ou 13 juin.

Mais il y a tellement d'autres versions.

Et je ne sais pas si ça a un importance que Pouliquen mente , ou se trompe, quel intérêt ?

 

Et puis j'en reviens à l'éternelle question sur les dollars. Vous savez . 60 000 Fr, le montant du chèque et la valeur des 4040 dollars...

 

 

C'est marrant, quand même, on voudrait que tout soit clean, rien que de la vérité...

 

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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 17:15

Je crois qu'on arrivera désormais plus à rien

Tout a été démontré

démonté

 

Tout a été montré

Beaucoup a été monté

 

On nous a fait monter

en haut de l'armoire

et combien de fois on en est tombé

à chaque fois les quatre fers en l'air

 

la dernière en date

la dernière Bataille

Assez bien foutue, pour qu'on ne voit pas

dès les premiers pas

la grosseur des sabots

et pfutt, exit la Bataille

mais chacun sa bataille

et sa manière de se la raconter

de la raconter

moi, je vais pas critiquer

moi qui en ai eu bien des croyances

et même des espérances

à me reprocher

jusqu'à m'en battre la coulpe

jusqu'à mon éternité

rassurez vous, la mienne ne sera pas bien longue

 

Retour à Marie Jeanne Seznec

Depuis le 12 février, elle est mon obcession

et chaque jour

Je pèse tout

et repèse encore

tout et , sans doute un peu plus, de fois en fois

 

Et ça colle, je vous l'ai dit

redit

et un peu mieux à chaque fois

 

Mais ça veut pas dire que tout est clair

que tout s'éclaircit

que tout est éclair

Oh la la,

du j'y comprend rien

j'y comprend pas pourquoi

je me demande si

 

y en a

et à la pelle

 

y en a tellement que je vais mettre un peu de noir sur beaucoup de blanc

enfin ,du tout ce qui ne va pas pour le prochain chapitre

enfin, des trucs qui me font des noeuds

 

 

 

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  • : Histoire d'y voire un peu plus claire dans la disparition de Pierre Quemeneur et dans la condamnation de Guillaume Seznec
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