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4 mai 2020 1 04 /05 /mai /2020 15:23

 

Il va bien falloir qu'on parle de Ségur.

 

Ségur, c'est l'ancien commissaire de police qui a reçu une lettre de Seznec écrite le 13 juin.

 

Il est venu en parler au juge Campion le 31 juillet. Et aussitôt, on a pensé que  cette lettre, c'était pour faire croire que le Seznec était à cette date à Morlaix. Un alibi quoi. Et comme d'autres le voyaient au Havre, il a bien fallu admettre que tout cela n'était que contradictions et mensonges.

 

Enfin, de toute manière, c'était bien la preuve que Seznec était un filou de première. Donc coupable de la disparition de Quéméneur, donc son assassin et tout ce qui s'en suit.

 

Comme l'enquête est déjà bien avancée et qu'on ne fait qu'en peaufiner les conclusions et que l'on mandate Bonny pour apporter des pièces à convictions au labo de Paris, vous pensez bien que la lettre à Ségur, elle n'est qu'un élément assez secondaire.

 

Oui, mais le 1° août, Maître Le Hir déclare que Madame Seznec avoue avoir écrit elle-même  cette lettre. Et le lendemain, elle témoigne devant Campion. Elle avait l'habitude d'écrire à la place de son mari. Tous des menteurs, dira-t-on....

 

Au fait, qu'y avait-il dans cette lettre ?

Très peu de mots.

« Je voudrais te voire pour des choses graves et qui m'intéressent »

 

 

On ne s'est jamais penché sur le sens de cette lettre, encore moins sur ses mots.

 

« Des choses graves et qui m'intéressent »

En parler avec un ex-commissaire de police

Qu'est ce que cela veut dire pour vous, mes enfants ?

 

 

Ça fait à peine deux semaines et demi que Quéméneur n'est toujours pas de retour à Landerneau.

Ça fait trois jours que Seznec est revenu de Rennes où il avait accompagné Pouliquen et Yves Quéméneur pour faire le signalement de cette absence.

Ce 13 juin, les deux frère et beau-frère ne rentreront que le soir de Paris où ils ont déposé un signalement à la Sûreté.

Et ça fait un jour que Seznec est reparti, on ne sait où.

 

 

Marie Jeanne, je crois, devient inquiète et, dans sa logique, doit se dire qu'il faudrait mieux arrêter toutes ces conneries et en parler d'abord à un copain et que justement, c'est un ancien flic, ce copain.

Aussi, elle amorce les choses et en espère beaucoup.

 

 

Mais non, la suite des événements ira de plus en plus vite et elle n'aura plus l'occasion de donner un autre sens à cette histoire.

 

 

Mes enfants, c'est comme ça que je vois les chose et il ne faut pas tortiller du cul pour c... droit.

 

On aura beau me dire...

 

 

Non, personne ne s'est penché sur les mots de cette lettre.

 

En fouillant un peu pour Ségur, j'ai trouvé qu'il avait abandonné la police depuis longtemps pour devenir entrepreneur. Il avait acheté un chantier de construction et réparation de bateaux  sur le port de Brest. Et, d'après ce que j'ai retrouvé dans la Dépêche de Brest, ça semblait aller assez bien. Au début de 1923, on trouve le lancement de divers unités de pêche et de plaisance. Mais en août 1923, sans rien d'annonciateur, liquidation judiciaire et puis plus rien.

 

En août 1923. Juste dix jours après sa déposition devant Campion.

 

C'était un copain aux deux. A Quéméneur et à Seznec. Il était au courant au moins de la mise en gage de la cadillac.

 

M'est avis qu'il faudrait, a minima, fouiller aux AD du Finistère pour savoir s'il n'y aurait pas quelques choses dans les papiers du Tribunal de Commerce. Juste pour ne pas partir dans des n'importe quoi.

 

 

En tout cas, Marie Jeanne Seznec , elle, elle voulait lui dire un truc, à Ségur.

 

 

Votre image. Brest, le port de commerce, quai de la douane. C'est là que Ségur avait son chantier. 

J'ai  touvé ça sur  http://www.portde.info/index.php?post/2013/09/25/Quand-le-port-de-commerce-livre-son-pass%C3%A9.

 

 

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  • : Affaire de cadillac
  • : Histoire d'y voire un peu plus claire dans la disparition de Pierre Quemeneur et dans la condamnation de Guillaume Seznec
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